"Ma pensée, c'est moi : voilà pourquoi je ne peux pas m'arrêter. J'existe parce que je pense... et je ne peux pas m'empêcher de penser. En ce moment même - c'est affreux si j'existe, c'est parce que j'ai horreur d'exister." (145)
On voit ici la cartesianisme restant de l'existentialisme. Peut-être on pourrait dire que la source de la nausée est la tendance de Roquentin de ne pas experiencer, de ne pas vivre dans son corps d'un manière qui pourrait réconcilier le peur de "se salir." Mais cette solution proposée présuppose la division entre pensée et experience détruit par Merleau-Ponty dans le passage que nous avons lu. Enfin, l'"horreur d'exister" est valorisé d'un manière bizarre--il est dégoutant, mais il confirme que le sujet est indépendante et éxistant dans un monde hostile et contingent.
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