Tuesday, September 11, 2012

Perspective et éthique

Balzac nous rapporte à la question de perspective au début de la IVième partie. Le lecteur, par Eugene, entend la conversation entre Goriot et Delphine d'une manière voyeuriste, et l'auteur nous place encore dans la position d'observatrice. Je vois ici un lien avec notre discussion de Vautrin comme figure de l'auteur qui avance l'intrigue. Goriot occupe une rôle similaire: "...c'est moi qui ai fait cet amour de femme" (283). Contrairement à ces auteurs, Eugene (et, souvent, par extension, le lecteur) est un observateur qui apprendre par cette observation. Ajoutant le but pédagogique de Balzac, on trouve dans ces rôles des plusiers personnages une explication d'une passage importante:

"Mais l'étudiant n'était pas encore arrivé au point d'où l'homme peut comtempler le cours de la vie et la juger. Jusqu'alors il n'avait même pas complètement secoué le charme des fraîches et suaves idés qui enveloppent comme d'unfeuillage la jeunesse des enfants élevés en province. Il avait continuellement hésité à franchir le Rubicon parisien" (290)

Rastignac (et le lecteur) doivent apprendre par expérience pour arriver à une réponse à la question centrale de l'éthique : comment doit-on vivre? Balzac nous instruit, peut-être, pour nous permettre de trouver cette réponse qu'échappe Rastignac.

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