L'observation que, dans Madame Bovery, le monde "se décrit" trouve encore d'évidence dans le deuxième partie du roman. Je pense en particulier au description de Yonville-l'Abbaye, "où le langage est sans accentuation, comme le paysage sans caractère" (125). Mais cette observation soulève une question auquel nous n'avons pas répondu : qu'est-ce que c'est le rôle du voix de l'auteur dans un monde capable de se décrire ?
Il serrait facile à dire que les personnages sont maintenant son sphère d'influence. Moi, je suis d'accord, mais pas d'une manière conventionnelle. Les lieux du monde de Madame Bovary parle aussi à travers les gens, comme ici : "Il lui semblait qui certains lieux sur la terre devaient produire du bonheur, comme une plante particulière au sol et qui pousse mal tout autre part" (91). Ce déterminisme des environs est un autre pas à la diréction d'effacement de l'auteur, et l'est doublement quand on considère le quiétisme des Bovary : personne, plus petit de tous Flaubert, les donne une diréction.
Alors, où est le voix de l'auteur ? Peut-être il est dans Charles. Rétournant au début du roman, on se souvient que Charles a dû une introduction à la première personne, que ses déscriptions sont aussi ennuyante que ceux de Flaubert/les lieux soi-mêmes, qu'il n'acte jamais ni parle jamais, et qu'il y a un rapport (compliqué, certainement) entre Charles et les livres lu par Emma. C'est un théorie vague maintenant, mais je pense que Flaubert veut dire quelque chose sur le réalisme et l'action de la narration avec Charles et sa propre absence.
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