Thursday, October 4, 2012

Le "je" selon Proust

Il serait facile de dire que Proust présent une image du sujet défini par les autres ("création") et par quelques éléments matériels (les temps, les lieux)--c'est clair. Mais dans l'épisode fameuse de madeleine, il y a aussi un "je" qui est radicalement distinct des autres que nous avons rencontré.

Ce "je" est divisé dans et dehors le corps et l'esprit. Proust passe à travers l'idée que les objects matériel nous influencent en disant que "notre passé ... est caché hors de son domaine et de sa portée, en quelque objet matériel (en la sensation que nous donnerait cet objet matériel)" (88). La division entre "objet" et "sensation" se brouille, et le text implique que notre passé habite, en partie, hors de nous.

Dans le même passage, on voit une division dans le "je interne" dans le méthod dialogique qui s'emploie : "Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit" (89). Cet idée n'est rien de nouveau--les Grecs et les chrétiens définait un sujet divisé entre les passions et la rationalité, mais Proust n'est pas si simple. Ou peut-être il serait plus exact de dire qu'il problématise la relation entre les parties de ce "je." Il n'y a plus un subordination (ou l'impératif moral de subordoné) d'une partie vers une autre.

Au lieu, on voit une partie du "je" qui reste inaccessible à la rationalité, à la mémoire volontaire, qui frappe à la porte et ne reçoit aucune réponse. Ces parties (et je crois qu'il y a plus que deux) ne sont pas stabilisées : "Chercher ? pas seleuement : créer" (89). En tournant vers soi-même, chercher, c'est créer--l'observation change l'object. Peut-être ce "je," soit inaccessible, soit dehors, est la condition pour une relation entre "je" et "je" qui est créative, disons artistique.

J'admis aussi la possibilité que l'esprit, le "je," et les objets/sentiments sont séparés--que l'esprit ne fait pas partie du "je" et que ce que j'ai décrit est la relation entre ces spheres distinctes.

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